OUAHIOUNE DJAFFER

Djaffer dans le cerceuil
Quand l’homme meurt le nom grandit
Enseignant paisible, sceptique en matière religieuse, fermement attaché à l’humanisme traditionnel de l’université, il croyait sincèrement au rapprochement final par la culture.
On pourrait en discuter, mais enfin tel était l’homme doux, modéré, ennemi de la violence dans une période de
l’histoire de son pays où la violence apparut hélas comme la seule issue.
« Des hommes comme toi la terre n’en fait pas tous les jours, mais des lâches comme eux, la terre en regorge à en vomir »Alors pourquoi l’avoir assassiné, lui, il est vrai que ses assassins l’avaient sous la main.
Que faisait-il au moment précis où ses assassins vinrent le chercher ?
Il s’obstinait, avec son doux entêtement d’enseignant et d’un révoltant à instruire des enfants, à former des cadres pour la future Algérie.
Djaffar, ton absence a laissé un vide immense, au moment où ce pays a plus que jamais besoin de ses enfants. Sache qu’il y a encore des êtres qui luttent ta cause et que tu resteras à tout jamais dans nos mémoires et celle de tous les Algériens soucieux de l’avenir et du devenir de ce pays.

Djaffer et Gana

0 Comments:
Enregistrer un commentaire
<< Home