KAMEL AIT HAMOUDA / 3

Lettre à un Ami dans l'au-delà
Je ne sais pas pourquoi ton image me revient souvent à l’esprit au moment de la déprime, et cette image est celle de cet algérien qui a cette frimousse sympathique avec ce visage innocent. Il faut dire que j’aimais bien cette tête-
là, et elle me manque…Est-il possible que des gars comme toi puissent disparaître comme ça ? Tu veux que je te dise ? Figure-toi que tu n’es pas mort. Que la bête immonde ne t’a pas dévoré ; Elle ta seulement avalé sans te mâcher, donc tu es toujours présent.
Mais par fois, je me dis :
«tien ! Où est passé l’ange qui veille sur notre village ? » Et ça me fait tout drôle de réaliser que je n’aurai jamais l’occasion de te revoir une dernière fois.Durant les années de braise, c’est grâce à ta vigilance, à ta gentillesse et ton sourire angélique qu’on a pu espérer et avoir le sourire, parfois. Je ne te connais pas mon gars, mais je te connais très bien…drôle d’opposition ! Je sais que tu souriras à la lecture de la phrase précédente et que tu essayeras de comprendre cette construction illogique et tu te diras : comme ça, on est deux à être fous. Tu étais un fragment de ce morceau d’espoir formant notre jeunesse. Heureusement que des gens comme toi ont existé et j’espère qu’il y en aura d’autres en Algérie…
Quand je pense à toi, je ne peux m’empêcher de penser à un autre fragment d’espoir. Menant le même combat que toi, mais qui a malheureusement disparu, lui aussi. Ce fragment qui nous a bien fait rêver, nous à éduquer et enseigner.
Ces cours de maths qui nous fait exploser la cervelle, mais au quels en assiste quand même.
Tu nous manques, Kamel. Djaffar aussi. «Vous n’étiez que deux et j’en voyais dix mille. » Comme aurait dû dire Jacques. Lui il est aux Marquises, tandis que vous deux, vous êtes là, en nous.
Bien maintenant, on s’habitue à ton absence ont se redonne un peu espoir entre amis, puisqu’on n’a pas laisser ton coin, dans ton village.

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