Ecrire pour ne pas se perdre


Ecrire pour ne pas se perdre
L a nuit, quand je ferme les yeux j’ai peur, quand je les ouvre j’ai peur, j’ai peur quand je m’enferme chez moi. J’ai peur quand je sors dehors. Mon éternel tourment me suit partout. Les gens ont peur des fantômes, d’autres ont peur de la prison, de la vieillesse, ils ont peur de mourir. Ne dit-on pas que quand l’heure a sonné, il faut y aller…
Je veux bien y aller, mais pas n’importe comment et je voudrais savoir qui va appuyer sur le bouton de la sonnette.
Au tour de moi, tous les jours, des hommes, des femmes sont tuées, égorgés. Je ne veux pas de cette mort, non ! Si dieu existe là-haut, je voudrais lui dire pourquoi m’a-t-il crée pour finir égorgé par les mains de fanatiques fous et lâches ? Pourquoi, as-tu besoin de mon sang ? Toi qui es tout puissant.
Comment as-tu pu laisser assassiner ces milliers de victimes de façon si humiliante et si lâche ?
Ce n’est pas la guerre chez nous, c’est une boucherie où la viande, à défaut d’être mangée, est enterrée.
Comment me demandes-tu de croire en toi, ô ! Dieu, car ils viendront pour me tirer une balle dans la tête ou encore pire, m’égorger en scandant ton nom. Je peux tout comprendre, tout excuser, tout oublier, sauf ce besoin de répondre le sang des innocents même si c’est en ton nom.
Dis-moi que faire quand on n’a que deux mains nues, trop blanches pour arrêter les balles, stopper la lame d’un couteau ? Je n’écris pas ces quelques lignes pour étaler mes états d’âme, non, j’écris pour Djaffar, Kamel et les prochaines victimes. Nous savons maintenant que l’état a admirablement montré ses limites.
Nous sommes seuls et que peut-on faire pour défendre notre droit à la vie ou notre droit à la mort ?
C’est votre infériorité morale
Qui vous poussent à faire du mal
Le bien n’est pas votre objet
Puisque vous en êtes déchargés
Ne vivant que pour vous-même
Vous êtes pris pour faux théorème
Si faible que soit ma lutte
Vous n’atteindrez pas votre but
Pour le moment vous en profitez
Mais en tous, il y aune limite
Vous avez fait grossir votre bourse
Seul, vous remonterez à votre source
Vous avez cru assurer votre avenir
Or vous n’avez jamais su choisir
Dites-moi, que vous reste-t-il ?
Vous êtes pareil à une île
Qu’entoure l’océan rébarbatif
En vous, il n’y a rien de massif

1 Comments:
At 4:57 AM,
postUK said…
A Journalist and Blogger Tries Teaching
For some old-school journalists, blogging is the worst thing to hit the print medium since, well, ... Skip to next paragraph Tony Cenicola/The New York Times Jeff Jarvis is to become director of studies in new media.
Great blog. I like your style of writing. For more on this check out my site on business consulting
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